vendredi 9 mai 2014

Les 10 compétences de l'enseignant...

...vues depuis la fin de mon parcours en tant que contractuelle admissible (et admise depuis!).

1. AGIR EN FONCTIONNAIRE DE L'ETAT DE FAÇON ETHIQUE ET RESPONSABLE

Grâce à ma formation à l’ESPEE et la lecture d’articles en relation avec cette question, je comprend mieux ce que l’on attend de moi lorsque je dois me comporter de manière «éthique et responsable».
Comme je l’avais déjà remarqué, il s’agit tout d’abord d’agir dans le respect des valeurs fondamentales de l’Etat. Chaque enseignant, et ce, quelle que soit la matière enseignée, forme et éduque les élèves à la citoyenneté. Ainsi le respect est une valeur fondamentale et le développement de l’esprit critique est essentielle à la vie future de l’élève, à sa construction en tant que personne.
Agir de façon éthique et responsable concerne également d’autres facettes du métier d’enseignant, à savoir le respect de la hiérarchie, la participation à la vie scolaire ainsi que se former et innover tout au long de sa carrière.


2. MAÎTRISER LA LANGUE FRANÇAISE POUR ENSEIGNER ET COMMUNIQUER

Je m’étais exprimée plus longuement le semestre précédent sur cette compétence, mais j’ai quelques lignes à ajouter.
Au fur et à mesure mon expérience en tant que contractuelle admissible, je me suis aperçue de mon manque de travail autour de ma voix. Je n’ai effectivement jamais pratiqué le chant ni le théâtre et n’ai donc jamais travaillé le placement et le niveau de ma voix. Ainsi je me suis retrouvée quelquefois quasiment aphone.
Il faudrait que je trouve une manière d’exercer ma voix, pour qu’elle porte sans pour autant avoir besoin de crier et de ce fait d’user mes cordes vocales. Parler «avec son ventre» ne me semble vraiment pas naturel et requiert ainsi une bonne dose d’exercices pour y parvenir. Cela me permettrait d’être plus à l’aise face à mes élèves, mais surtout, cela sera sûrement plus agréable pour eux de m’écouter.


3. MAÎTRISER LES DISCIPLINES ET AVOIR UNE BONNE CULTURE GÉNÉRALE

Avoir une bonne culture de base et la développer sans cesse est nécessaire pour enseigner. Cela me motive que me lectures, les émissions que je regarde ou les expositions que je visite puissent le donner des idées, des ressources pour mes cours ou encore des références à suggérer à mes élèves. Lorsque je visite une exposition dorénavant, je pense directement aux application que cela pourrait avoir pour telle ou telle classe.


4. CONCEVOIR ET METTRE EN OEUVRE SON ENSEIGNEMENT

L’entraînement aux épreuves de leçon du concours du CAPET permet de synthétiser ce qui est nécessaire pour concevoir une séquence de travail pour une classe. Cela est plus pratique d’avoir tous les points importants auxquels réfléchir une fois que l’on travaille sur une séquence.
Pour l’instant je suis encore très lente à la mise en place et la mise en oeuvre de mon enseignement, mais cela va certainement évoluer vers une manière de faire plus personnelle et efficace.


5. ORGANISER LE TRAVAIL DE LA CLASSE

Expérimenter le travail d’enseignant dans la réalité d’une situation face à des élèves est essentielle pour comprendre l’étendue des choses auxquelles penser lorsqu’il s’agit d’organiser le travail d’une classe. Au début, il faut vraiment penser à chaque détail du déroulé du cours, sous peine de lâcher prise et d’être perdue face aux élèves. Il faut prévoir de multiples situations de réponse lors d’une activité par exemple, et prévoir le fait que certains seront absents ou peut être que certains ne comprendront pas du tout le propos.
L’organisation doit se faire bien entendu en amont, mais doit aussi être de l’ordre de l’improvisation, pour faire face à toute éventualité (ou presque).
Une bonne organisation rassure et permet d’être plus sereine dans le déroulé de la séance.


6. PRENDRE EN COMPTE LA DIVERSITÉ DES ÉLÈVES

Prendre en compte la diversité des élèves, c’est en partie, être à l’écoute de l’élève, des parents, mais aussi des remarques des autres personnes de l’équipe pédagogique. Il faut aussi savoir observer, pour pouvoir élaborer des stratégies pédagogiques pour répondre à un maximum d’individualités.


7. EVALUER LES ÉLÈVES

Évaluer un travail est une tâche complexe qui nécessite un choix précis et judicieux des critères d’évaluation. Sans cela il est facile de partir sur une approximation subjective des travaux et surtout une très grande perte de temps dans l'estimation des travaux et leur notation.


8. MAÎTRISER LES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION

Je remarque que la communication, à tous les niveaux, est un outil qu’il est indispensable de maîtriser en tant qu’enseignant pour faire son travail. La communication peut être directe, verbale, mais également par téléphone, ou encore par écrit que ce soit via courrier ou mail. Il est faut savoir choisir les bon moyens pour communiquer et collaborer avec les parents et partenaires externes à l’établissement, pour travailler avec les collègues de l’équipe pédagogique en transdisiplinarité ou pour parler de questions ayant trait à des élèves d’une même classe. Au final il faut aussi savoir communiquer avec les élèves, de manière frontale, en direct, mais aussi en dehors des cours.
D’un point de vue plus précis, les TICE sont aujourd’hui un thème central de l’innovation des manières de communiquer, de travailler mais aussi des approches pédagogiques. Pour former un citoyen d’aujourd’hui et de demain, il est indispensable que l’enseignant soit en phase avec la société actuelle et ses modes de fonctionnement. Sachant que dans quasiment tous les métiers, l’usage des outils numériques est incontournable, il semble évident que les élèves doivent aborder et apprendre à maîtriser ces outils à l’école.
Le numérique concerne toutes les disciplines, et apporte une ouverture des possibles au niveau de la didactique et de la pédagogie. Il faut bien les comprendre et les maîtriser en tant qu’enseignant, afin de les utiliser à bon escient et afin de savoir guider les élèves dans leur usage.


9. TRAVAILLER EN EQUIPE ET COOPÉRER AVEC LES PARENTS ET LES PARTENAIRES DE L'ECOLE

L’école n’a pas pour vocation de fonctionner en système clos. Si en tant qu’éducateur je veux que les élèves soient préparés à vivre dans et avec la société contemporaine et celle de demain, il faut que, grâce à l’école, l’élève aille à la rencontre de cette dernière. Étant donné que chaque élève a un bagage culturel différent, ainsi que des pratiques culturelles plus ou moins inexistantes, il est important que l’école propose la découverte «du monde», ainsi que des clefs de lecture «du monde».
Pour mettre en place cela, que ce soit des ateliers, des spectacles ou des expositions artistiques, scientifiques, des sensibilisations à des causes ou des dangers, les partenariats de l’école avec l’extérieur sont essentiels. Cela apporte également une autre vision, un lien avec le monde professionnel très souvent.

10. SE FORMER ET INNOVER

J’ai parlé de cet item lors d’un précédent post. Je pense toujours que des temps de formations peuvent êtres importants au cours d’une carrière d’enseignant, puisque cela permet de se remettre en question, de parler et d’échanger autour de questions liées à la fonction enseignante avec d’autres points de vue et d’expérimenter de nouvelles choses.


samedi 1 février 2014

Workshop Manaa, ça continue...

Le mardi matin, pour le cours d' expression plastique, j'avais demandé aux élèves de ramener du matériel pour expérimenter diverses techniques sur leurs planches de recherches. Sur format A3, à partir d'une ou plusieurs images de référence, ils explore des styles graphiques et des techniques variées afin de pouvoir sélectionner les propositions les plus intéressantes. 
Je sentais que cette étape les bloquaient quelque peu lors de la lecture du sujet le jour précédent. Ils avaient du mal à cerner ce qu'ils devaient faire. Effectivement, je leur demande des planches de recherches, pour travailler la spontanéité de leur idées et un travail en temps limité efficace. Le but est au'au fur et à mesure ils arrêtent de gommer et de recommencer leurs planche sans arrêt. Afin d'illustrer ma demande, j'ai rapidement fait des essais autour du cœur de palmier le lundi soir : tampon, pochoir, peinture, stylo bic. Je leur ai montré ce travail et j'ai l'impression que pour certains cela leur a permis de se lancer plus rapidement dans leurs recherches. 

Le cours du mardi est en demi-groupe, ce qui m'a permis de faire le tour et de discuter des premières pistes avec chacun. 


Le jeudi matin, en classe entière, j'ai proposé un tuto photoshop autour du motif. Il manquait un ordinateur (pour une fois dans la semaine, aucun absent...) et cela est un point auquel j'aurais dû pouvoir remédier en amont. (leçon: toujours vérifier les salles et les dispositifs mis à disposition par soi-même) 
Ce cour de deux heures est l'étape la moins réussie de la semaine a postériori. En effet, je ne savais pas comment partager le fichier prévu pour le tuto à toute la classe autrement qu'en passant des clef usb. Finalement j'ai pu passer par le réseau et déposer ce fichier sur les postes, mais la perte de temps était déjà établie. Et je me suis rapidement rendue compte qu'un tuto photoshop n'est vraiment pas agréable ni efficace en classe de 34 élèves. L'idéal aurait été les demi-groupes, mais j'avais voulu/dû m'adapter à leur emploi du temps et à l'emploi du temps de la salle info. 
Finalement je n'ai fait que la moitié de ce qui était prévu et par conséquent je dois revoir mes grilles d'évaluation et mes critères en partie, car je ne peux me servir de manière intéressante et pertinente des résultats maigres de cette partie infographie.


Le jeudi après midi, les cours étaient à nouveau en demi-groupe. J'ai donc pu passer voir chacun et ai dû réexpliquer les demandes à certains élèves qui avaient une idée précise en tête et ne voyaient pas l'utilité de faire des recherches préalables. 
Globalement les élèves avaient bien avancé depuis le cours du mardi et de bonnes idées étaient mises en oeuvre. Certains, qui généralement étaient qui avaient été absents le lundi ou le mardi, étaient pour le coup très en retard sur le planning de travail.



vendredi 31 janvier 2014

Workshop Manaa - suite

Le workshop se déroule en 14 heures et les élèves peuvent terminer leur travail durant le week end suivant. Voici leur emploi du temps de la semaine, les plages vertes concernant les étapes de travail concernant le workshop:




Au fur et à mesure du travail, les élèves se sont rendus compte que de travailler sur un même sujet sur un temps donné permet d'y réfléchir sans s'en rendre compte au cours de la journée (voire de la nuit). Ainsi il est parfois plus facile d'avoir des idées et de les développer.


J'ai donc commencé par en un cours d'introduction et de théorie lundi matin. Les élèves des deux groupes étaient regroupés en classe entière. J'ai introduit le projet en leur donnant les éléments de base et des notions autour du design textile et plus particulièrement de l'impression textile.
En alternant des moments de questions/discussion, la lecture de supports polycopiés et les commentaires de supports visuels projetés j'ai essayé de maintenir leur attention et de stimuler quelque peu leur curiosité.
Il faut que j'améliore mon animation des périodes de questions/discussions, notamment dans la gestion du temps. En effet, étant largement dans les temps, j'aurais dû laisser les discussions plus ouvertes et se développer plus longuement entre les élèves.
Pour le reste, j'ai bien géré le temps du cours. J'avais prévenu les élèves une semaine auparavant de ce travail type workshop et en avait profité pour leur demander de rechercher et d'amener quelques images de référence pour autour de l'univers culinaire pour débuter leur travail. Ainsi, lorsque la partie théorique du cours était finie, il restait environs une heure où ils pouvaient commencer à réfléchir au sujet que je venais de leur distribuer. Ceux qui avaient des images de références pouvaient déjà réfléchir à quels éléments ils pouvaient s'intéresser ou en extraire.
J'aurais peut être dû repréciser une deuxième fois durant la semaine précédente de ramener des images ayant pour thème la cuisine, la nourriture...car certains semblaient tomber des nues le lundi matin.

POur ce premier cours du workshop, je me suis rendue compte qu'il faut encore que je m'affirme plus afin de maintenir le silence et au niveau de la sortie de cours, afin qu'ils ne sortent qu'une fois mon approbation donnée.




lundi 27 janvier 2014

Expérience Workshop avec la classe de Manaa - Mise en place

Le programme de la classe de Manaa met en avant le travail en interdisciplinarité. Néanmoins, au quotidien, ce travail n'est pas souvent mis en oeuvre.
Ayant une position particulière au sein de l'établissement, et travaillant depuis la rentrée en collaboration avec divers professeurs, je me suis proposée de créer une séquence pour la classe traversant différents enseignements. La solution de mettre en place cette séquence sur une semaine était la plus pratique, afin de pouvoir faire correspondre les programmes des divers cours concernés. En me basant sur l'emploi du temps j'ai donc pu réquisitionner les cours de composition en arts appliqués, les cours d'expression plastique ainsi que les cours d'infographie.

Je voulais également que les élèves de Manaa prennent un peu plus confiance en eux et qu'ils soient plus spontanés dans leur travail. Il fallait donc opter pour un projet qui ne demande pas des prérequis trop important en dessin et qui n'aborde pas les notions de perspective afin de ne pas bloquer certains élèves.

Finalement, j'ai décidé d'inscrire cette séquence dans le thème commun choisi cette année par le groupe du M2 enseignement AA, afin de me donner une première direction. Le thème étant design et alimentation, j'ai tout d'abord réfléchi à un projet de design culinaire. En en discutant avec les autres professeurs j'ai remarqué que ce domaine est finalement compliqué à aborder sans possibilité d'expérimenter dans un atelier cuisine. De plus, ce thème était peut être divergeant avec le programme généralement enseigné avec les Manaa.
Je me suis alors réorientée vers le design textile, appliqué au domaine de la cuisine, par le biais du linge quotidien : le torchon et le tablier. Secteur du textile peu abordé au profit de l'habillement et de l'aménagement intérieur, le secteur du linge de maison a l'avantage de concerner tout le monde de manière journalière.


Torchon classique au motif géométrique et aux teintes traditionnelles. 



Collection de torchons Folklore par Sonia Verguet


Oeuvre de broderie sur papier de la plasticienne Emily Barletta


Ce qui m'intéresse de leur faire expérimenter, c'est le passage d'une référence iconographique ou traditionnelle à une déclinaison contemporaine. Comme dans les exemples ci-dessus, les liens formels et plastiques sont aisément identifiables.



mardi 14 janvier 2014

Recherches partagées en MANAA


Depuis la rentrée de janvier, la classe de MANAA travail sur leur premier projet de création en design d'objet. Après un travail d'analyse de packagings avant les vacances, ils doivent à présent proposer des solutions afin de créer un packaging de thé éco-conçu et répondant à la ligne directrice des produits des boutiques "Palais des Thés".
Lors des premiers cours, je me suis rendue compte qu'ils avaient du mal à se lancer. Ayant fait des recherches sur le net autour des packaging éco-conçus pour l'alimentaire, je savais que des recherches efficaces pouvaient inspirer et donner des idées variées aux élèves.

J'ai pensé qu'un blog commun à tous les élèves de la classe pourrait être un moyen pertinent de réunir des informations diverses autour d'un même sujet. Cela peut servir en particulier pour ce sujet, mais également pour les suivants.

Pour m'adapter à leurs pratiques courantes sur internet, j'ai tout d'abord pensé à Pinterest, qui est une manière facile de réunir des images du net. Néanmoins, on ne peut pas y poster d'articles, de liens vers des pages et surtout, les tableaux sont personnels.
Je me suis alors inspirée du blog mis en place pour le Master enseignement arts appliqués : un Tumblr auxquels les élèves auront accès via un mot de passe. Cette plateforme de microblogging est intéressante car elle permet de publier des images, mais également des textes, des vidéos et des liens directs vers des pages.

Lundi matin, je leur ai expliqué le fonctionnement et l'utilité de ce Tumblr, et leur ai demandé de m'envoyer leur adresse mail afin que je puisse les intégrer à la page. J'ai mis en avant le fait que c'est un outil supplémentaire mis à leur disposition, non pas obligatoire, mais un plus positif leur permettant de partager simplement leurs recherches. De plus, l'inscription à Tumblr est rapide, gratuite, et ne nécessite pas plus d'information qu'un mail et un nom ou pseudo. Pour l'instant une seule des élèves m'a envoyé son mail. Je vais voir dans les prochaines semaines comment cela évolue.

Lien vers Tumblr --> http://www.tumblr.com
Lien vers le Tumblr de la classe --> http://www.tumblr.com/blog/manaaort13



samedi 4 janvier 2014

Réflexion sur quelques compétences


 issues des 10 compétences du cahier des charges de la formation des maîtres.


1. AGIR EN FONCTIONNAIRE DE L’ÉTAT DE 
FAÇON ÉTHIQUE ET RESPONSABLE 

Cette notion est encore un peu vague à mes yeux, elle semble très vaste et quasiment impossible à cerner. 
Pour le moment, cela signifie pour moi qu’en tant qu’enseignante de l’Education Nationale, je me dois de véhiculer et de ne pas trahir les valeurs fondamentales de l’Etat. Le respect et la tolérance sont des éléments fondamentaux lorsque l’on travaille avec d’autres personnes. L’école étant un apprentissage de la vie en société, il est indispensable en tant que membre de l’équipe pédagogique, de leur permettre d’expérimenter cela dans un cadre ou valeurs républicaines et morales sont respectées.


2. MAÎTRISER LA LANGUE FRANÇAISE 
POUR ENSEIGNER ET COMMUNIQUER

S’exprimer clairement et distinctement est essentiel pour un enseignant. Et je me suis rendue compte que cet exercice n’est pas aisé lorsque l’on réfléchi à ce que l’on dit en même temps. Je me suis rendue compte à posteriori que je parle souvent trop vite et que je n’articule pas assez. En observant d’autres enseignants, j’ai pu m’apercevoir de la manière dont ils communiquent oralement, afin d’être compréhensibles et audibles par tous. 
Le choix du vocabulaire est également important lorsque l’on s’adresse à ses élèves. Il doit être précis et d’un niveau de langage correct. Cela non plus n’est pas facile en situation de «direct». Les bons mots ne viennent pas toujours au bon moment. Il faudrait peut être que je me prépare des fiches de vocabulaire concernant chaque séquence, avec des synonymes, afin d’avoir en tête les termes appropriés. 

Il serait intéressant de se voir en action face à une classe afin de mieux cerner les problèmes et points à améliorer concernant l’expression orale et la gestuelle. Car de l’intérieur, on ne se rend pas forcément compte de ce que l’on renvoi.


3. MAÎTRISER LES DISCIPLINES ET AVOIR 
UNE BONNE CULTURE GÉNÉRALE

Je me suis rendue compte dès le premier cours avec la classe de MANAA qu’il est essentiel de maîtriser du mieux possible son domaine d’enseignement pour pouvoir répondre aux question et même de mener son cours sereinement.
Les arts appliqués constituent une discipline riche et variée, et je me rend bien compte qu’il n’est pas possible de connaître tous ses domaines. C’est pourquoi la préparation des cours demande du temps en amont afin d’appronfondir chaque domaine exploité en cours. 
La culture s’étoffe chaque jour, et pour ce faire, je continue à lire des magazine, des journaux et  a voir des opéras, des ballets et des concerts. Ce qui est intéressant, c’est d’essayer de faire des liens entre l’actualité et des productions des arts appliqués d’époques diverses.


6. PRENDRE EN COMPTE LA DIVERSITÉ 
DES ÉLÈVES 

Chaque élève à sa propre personnalité, son histoire familiale et sa situation sociale. Mais chaque élève est aussi une manière particulière de travailler, de comprendre et d’écouter.

Il faut, dans la mesure du possible, adapter son enseignement, pour que tous les élèves puissent en profiter au maximum. Au fur et à mesure de l’année, les écart entre les élèves se font voir, certains avancent plus vite que d’autres, certains sont plus prompts à baisser les bras et demandent un accompagnement plus personnalisé...IL faut dans un premier temps être attentif et discuter avec le reste de l’équipe pédagogique de manière régulière, afin de suivre au mieux les avancées et les difficultés des élèves. 

La situation de handicap est également un cas qui peut être rencontré. Je ne l’ai jamais rencontré en classe. Néanmoins, lors de ma formation d’animatrice d’accueil périscolaire, j’ai appris que l’essentiel est d’essayer de comprendre le handicap de l’élève, pour mieux anticiper et s’adapter à ses difficultés particulières. Un dialogue avec les parents et l’élève peut être un plus.


7. ÉVALUER LES ÉLÈVES

Evaluer un travail est une tache qui demande d’avoir préparer correctement ses critères de notation et les objectifs à atteindre auparavant. Sinon il est rapidement possible d’être perdu face à la diversité des travaux, qui sont chacun le fruit d’une personne différente. 

Je me suis rendue compte que lorsqu’un travail n’est pas réussi, cela donne envie d’aider l’élève à y arriver. S’enclenche alors une réflexion mouvementée pour imaginer les moyens à mettre en oeuvre pour faire progresser les élèves. 

N’ayant pas beaucoup de classes pour le moment, j’en profite pour essayer d’annoter un maximum les devoirs, afin d’aider les élèves à comprendre les points forts et les points à retravailler. C’est une tâche chronophage, mais il est essentiel que chacun comprenne ce que vaut son travail par rapport à ce qui était demandé. La note en soi n’étant qu’une manière de chiffrer les résultats, science certaine, face aux appréciations qui sont tributaires du vocabulaire et de la langue


10. SE FORMER ET INNOVER

Pour le moment, je bénéficie de la formation donnée par les intervenants de l’Espee. Apprendre à faire et structurer un cours, répondre aux impératifs des programmes scolaires, gérer son travail en relation avec l’ensemble de l’établissement scolaire, mais aussi savoir parler, communiquer oralement et physiquement dans l’espace de la classe ne sont pas innés. 
C’est important d’avoir une expérience dans le réel qui permet de mettre en oeuvre ce que j’apprend par le biais de la formation. Cela permet de se poser plus de questions, et de réfléchir à la manière d’être enseignant.

Je pense que par la suite, se former à de nouvelles choses, se renouveller en avançant avec les innovations de l’Education Nationale seront des atouts pour s’épanouir et avancer dans le métier d’enseignant.

Innover est indispensable afin de toujours chercher de meilleurs façon de transmettre les savoirs aux élèves, de meilleurs façon de les faire évoluer positivement. C’est pourquoi je pense qu’un cerveau d’enseignant est toujours bouillonnant de questions, d’observations et d’idées.



Regard sur quatre mois d'enseignement...


En septembre dernier, je suis arrivée en Master 2 sens aucune expérience dans l'enseignement. Je n'étais donc pas rassurée, j'avais peur de ne pas être à la hauteur. J'étais aussi impatiente de découvrir mes classes et d'entrer en action!
Je me suis dans un premier temps appuyée sur mon expérience d'animatrice en accueil périscolaire. En effet, même si je passais d'un public d'enfants de 3 à 10 ans, la base du travail est comparable : se référer au projet d'établissement et aux objectifs pédagogiques pour créer une activité, s'adapter au public et à la situation et finalement avoir un regard critique constructif sur chaque action menée. Ces bases de travail m'ont permis d'avoir une structure en tête au début de mon expérience de professorat.

Les première appréhensions passées, je me suis sentie à l'aise en classe, même si je manque encore de confiance en moi à certains moments. C'est un point sur lequel il faut que je travaille, afin d'être présente de manière plus efficace et rassurante pour les élèves. Consolider et étoffer mes connaissances dans la discipline, travailler mon expression orale et mieux cerner les objectifs et critères de chaque séances seront nécessaire dans ce but.

Le fait d'avoir trois classes différentes avec des programmes et des objectifs très variés est intéressant et me permet d'explorer de manière plus large les manières d'enseigner les arts appliqués. Le fait de travailler en binôme n'est pas toujours simple, il faut toujours se référer l'un à l'autre, pour ne pas donner des pistes contradictoires aux élèves, et ne pas les mettre dans une confusion face à un sujet ou un contenu de cours.


Ces premiers mois dans l'enseignement m'ont consolidé dans mon envie de me lancer dans cette voie, et ce malgré la charge de travail qui est parfois impressionnante. Je sais que j'ai des points à revoir, à approfondir et ou à améliorer sur le semestre prochain.



Séquence cours transmission de connaissances


Voici une séquence pédagogique préparant un cours de Culture design en BTS design de mode 2ème année.





Afin de se repérer dans les divers mouvements des arts appliqués qui jalonnent le début du XXe siècle, j'ai distribué aux élèves une petite chronologie récapitulative, inspirée de celle qui ouvre l'ouvrage "Design du XXe siècle" de Taschen. J'ai choisi de l'imprimer sur un format A6 afin qu'il soit facile de le coller sur les feuilles de prise de notes.




Ensuite voici un extrait des visuels passés en rétroprojection. Les images étaient affichées assez longtemps pour que les élèves aient le temps de prendre des croquis rapides en plus des notes.



















Mes classes

Depuis la rentrée de septembre 2013, j'enseigne les arts appliqués à diverses classes.
J'ai des élèves en seconde générale et technologique, des élèves en mise à niveau en arts appliqués
ainsi que des élèves en BTS design de mode.
Chaque niveau attend des contenus et une mise en pratique différente. Il faut bien entendu
répondre aux programmes définis par l'éducation nationale pour chacune de ces classes.

Voici les liens vers les programmes concernés:

2GT enseignement d'exploration arts visuels
http://cache.media.education.gouv.fr/file/special_4/75/3/creation_activites_artistiques_143753.pdf

MANAA
http://crdp.ac-bordeaux.fr/documentalistes/docadmin/MANAA.pdf

BTS design de mode et environnement
https://www.sup.adc.education.fr/btslst/referentiel/bts_design_mode_textile_environnement.pdf

http://www2.cndp.fr/archivage/valid/brochadmin/bouton/c117.htm




Première affectation


Pour mon premier poste de professeur, je travaille au sein du lycée Ort Strasbourg. En temps qu'enseignante d'arts appliqués, j'ai la possibilité d'intervenir dans des classes variées, allant du lycée général et technologique aux formations post-bac. Voici tout d'abord l'établissement :